Soudain, les Sarcelles d’hiver, Mouettes rieuses, Grands cormorans… paniquent. Nous ne voyons rien. Ce manège dure mais nous ne voyons toujours rien. Nous cherchons dans les airs de tous les côtés quand soudain, une silhouette lointaine apparait : il est là, l’Aigle botté !
Aigle botté en vol, réserve naturelle du Scamandre, Vauvert, février 2025
C’est le plus petit des aigles : il fait à peu près la taille d’une buse variable.
Aigle botté, réserve naturelle du Scamandre, Vauvert, février 2025
Il mange surtout des reptiles et des oiseaux de moyenne et petite taille, mais aussi de petits mammifères. Selon l’Inventaire National du Patrimoine Naturel, les insectes peuvent représenter jusqu’à 20% de son alimentation (info vue le 13 mai 2025).
Panique sur le marais à l’approche de l’Aigle botté, réserve naturelle du Scamandre, Vauvert, février 2025
L’Accenteur alpin semble de couleur plus ou moins unie de loin, mails il s’avère plutôt coloré de près : gris, brun, blanc, noir, roux… Sa gorge est blanche pointillée de noir. Il a comme deux rangées de points blancs sur ses ailes. La base de son bec est jaune (ce qui permet de le différencier de l’Accenteur mouchet).
Accenteur alpin, Pic Saint-Loup, janvier 2025
Comme il n’est pas farouche, j’ai pu le prendre en photo de près lorsqu’il s’est approché de nous. Il passait près des promeneurs en sautant de roche en roche.
Accenteur alpin, Pic Saint-Loup, janvier 2025
C’est un oiseau des hautes montagnes (comme l’indique son nom) qui apprécie les roches, mais il descend plus bas pour passer l’hiver.
Accenteur alpin, Pic Saint-Loup, janvier 2025Accenteur alpin, Pic Saint-Loup, janvier 2025Accenteur alpin, Pic Saint-Loup, janvier 2025
Chant
Ecoutez son chant sur la sonothèque du Museum National d’Histoire Naturelle : cliquez ici.
Le Roitelet est un très petit passereau à la silhouette ronde et avec un bandeau jaune sur le sommet de la calotte. Il a un bec fin.
Roitelet triple bandeau, réserve naturelle du Scamandre, Vauvert, février 2025
J’en ai vu à plusieurs reprises dans des tamaris. Ils sont vifs : la poursuite d’insectes ou d’araignées dans les branchages les amène à se déplacer rapidement.
Roitelet triple bandeau, Pont-de-Gau, octobre 2016
Il existe deux sortes de Roitelet qu’on peut voir en France : le Roitelet huppé et le Roitelet à triple bandeau.
Roitelet huppé, Vauvert, décembre 2019
Astuce différenciation
Le Roitelet à triple bandeau a un long sourcil blanc alors que le Roitelet huppé non.
Chants du Roitelet
Le chant du Roitelet à triple bandeau sur la chaine Youtube Ornithologie : cliquez ici et sur la sonothèque du Museum National d’Histoire Naturelle : cliquez ici
Le chant du Roitelet huppé sur Chant-oiseaux.fr : cliquez ici
Le Pipit farlouse se reproduit en France dans la moitié nord du pays et dans le Massif Central. Il est hivernant dans les autres régions. On peut donc le voir entre octobre et avril en Petite Camargue (les mois de décembre et janvier me semblent les plus propices à cette rencontre).
Pipit farlouse, Vauvert, mars 2025
Son bec orange et gris est fin.
Sa poitrine est marquée de stries noires.
Pipit farlouse dans un pré, Vauvert, Gard, décembre 2024Pipit farlouse, Vauvert, Gard, décembre 2024Pipit farlouse, Vauvert, décembre 2024Pipit farlouse, Vauvert, mars 2025
En savoir plus sur le Pipit farlouse
Pour écouter son chant sur chant-oiseaux : cliquez ici
Lien vers la fiche sur le site de la LPO PACA : cliquez ici
Il doit son nom à son habitude de retourner les pierres à la recherche de nourriture (invertébrés, insectes, larves, crustacés, algues…). Il soulève parfois des cailloux plus lourds que lui ! Son bec lui permet aussi de détacher les algues et de piocher le sol pour trouver de la nourriture.
Tournepierre à collier, Le Grau-du-Roi, octobre 2024
Caractéristiques physiques
Le Tournepierre à collier a le ventre blanc, le dos brun et une bande pectorale sombre. Ses pattes sont orange et son bec pointu est noir. Le plumage de l’adulte nuptial est plus vif (roux, blanc, noir).
Tournepierre à collier, Le Grau-du-Roi, octobre 2024
Migration
C’est un oiseau migrateur qui revient vers avril-mai et qui repart d’août à septembre, mais il y a quand même quelques oiseaux hivernant en France.
Deux Tournepierre à collier, Le Grau-du-Roi, octobre 2024
Nous avons eu la chance de pouvoir les observer sur les jetées en mer méditerranée.
Tournepierre à collier, Le Grau-du-Roi, octobre 2024Deux Tournepierre à collier, Le Grau-du-Roi, octobre 2024Cinq Tournepierre à collier, Le Grau-du-Roi, octobre 2024
Le chant du Tournepierre à collier
Pour écouter son chant sur le site chant-oiseaux, cliquez ici
Sédentaire, le bruant zizi peut s’observer toute l’année en France.
Bruant zizi, Vergèze, mai 2025Bruant zizi, Vauvert, décembre 2024
Comment le reconnaître ?
Le Bruant zizi mâle se reconnaît plutôt bien à son masque noir et jaune (quand il n’est pas en contre-jour) : son œil est entouré de deux bandeaux jaune vif. Son menton est noir et sa poitrine vert olive. Il a également un collier jaune.
La saison de reproduction peut durer d’avril à août et il peut y avoir jusqu’à 3 pontes par an.
Quand il chante, il hérisse ses plumes au-dessus de la tête.
C’est un insectivore qui peut consommer araignées et petits invertébrés.
Migration
Il revient d’Afrique sud-sahélienne en avril-mai et y repart à partir d’août.
Hypolais polyglotte, Vauvert, juin 2019
Chant
Comme son nom l’indique l’Hypolais polyglotte émet plusieurs sons, mélodieux ou grinçants, et a la particularité d’imiter les chants d’autres oiseaux (merle, moineau, hirondelle, rouge-queue…).
Hypolais polyglotte qui chante, Vauvert, juin 2019
Pour écouter son chant sur chant-oiseaux.fr, cliquez ici.
Le Corbeau freux est grégaire. En hiver, il tient régulièrement compagnie aux Choucas des Tours. C’est de cette façon que j’ai découvert celui-ci, un peu par hasard. J’aime observer les Choucas et en regardant de plus près je me suis aperçue qu’ils étaient accompagnés.
Le corbeau freux est un oiseau de la famille des corvidés. Il est omnivore et mange des invertébrés (vers de terre, larves…), des graines, des céréales, etc.
Il a de longues ailes et une longue queue ; un bec fort, gris, long et pointu.
Des études ont démontré qu’ils ont la capacité à résoudre des problèmes et à utiliser des outils.
Corbeau freux et Choucas des tours, Vauvert, décembre 2024
Rossignol philomèle qui chante, Vauvert, juin 2021
C’est un petit oiseau migrateur. Il passe l’hiver sous des climats plus doux en Afrique tropicale et revient chez nous vers le mois de mars.
Rossignol philomèle, Vauvert, juin 2021
Son plumage est sobre et il pourrait passer inaperçu… s’il n’était pas aussi un chanteur émérite. Le mâle est connu pour pousser son chant très sonore nuit et jour pendant la période de reproduction !
Principalement insectivore, il mange aussi des baies et des graines.
En savoir plus
Ecoutez le chant du Rossignol enregistré par Paco Medina : cliquez ici
Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024
Le Martin-pêcheur a une queue très courte, un bec long et une grosse tête. Il a de jolies couleurs vives : dos bleu-vert clair, ventre orange-roux, pattes rouges, ailes bleu-vert sombre, joue orange-roux…
C’est un oiseau très rapide, parfois surnommé “la flèche bleue”.
Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024
Un terrier pour nid
Ils nichent de préférence dans les berges et creusent pour cela un terrier dans la terre meuble (ou occupent un terrier déjà existant).
Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024
Un pêcheur incroyable
Il se perche sur une branche au-dessus de l’eau pour choisir le meilleur moment pour plonger sur sa proie.
Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024Martin-pêcheur d’Europe, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024
Comment différencier le Martin-pêcheur mâle de la femelle ?
Le mâle a un long bec tout noir (la femelle a la base du bec rouge).
En savoir plus
Une fiche espèce sur le site de la LPO : cliquez ici
Le chant du Martin-pêcheur d’Europe sur la sonothèque du Museum National d’Histoire Naturelle, cliquez ici
Visible en France car il y est sédentaire, le Cisticole des joncs craint les grands froids. Ses effectifs souffrent des hivers rudes : il a par exemple presque disparu de France dans les années 85-87. Ses disparitions suite aux froids n’ont heureusement été que temporaires, les effectifs se reconstituant en général au bout de quelques années.
Cisticole des joncs, Lattes, avril 2024
Où voir le Cisticole des joncs
Il préfère les milieux littoraux (régions méditerranéenne, Aquitaine, côtes atlantique et de la Manche) mais s’étend vers l’intérieur des terres régulièrement. Il vit au sein des marais et prairies, à proximité de plans d’eau, dans les zones humides, les landes ouvertes, les terrains vagues et les friches.
C’est un petit oiseau dynamique.
Cisticole des joncs, Vauvert, décembre 2024
Apparence du Cisticole des joncs
Il se reconnait notamment à son manteau très rayé. Remarquez son bec pointu un peu courbé.
Cisticole des joncs, Vauvert, décembre 2024
Régime alimentaire insectivore
Le Cisticole des joncs mange des insectes et des araignées.
Deux Cisticole des joncs, Vauvert, 2023
Pas de dimorphisme
Le mâle et la femelle se ressemble. On peut reconnaître le mâle lors de la saison de reproduction : il chante !
Cisticole des joncs, Vauvert, mars 2025
Une reproduction efficace
La femelle effectue entre deux et trois pontes chaque année et les jeunes nés en début de saison peuvent se reproduire dès la fin de leur premier été. Les mâles sont polygames.
Cisticole des joncs, Vauvert, mars 2025Cisticole des joncs, Gruissan, juin 2025
Plus d’infos
Pour entendre le chant, sur la chaine de Jean-François Cornuet : cliquez ici
Pour en savoir plus, consultez le site oiseaux.net : cliquez ici
En balade dans la garrigue, au-dessus de la montagne, soudain… un circaète Jean Leblanc apparaît ! Rencontre fugace mais tellement magique avec le grand chasseur de serpent!
Circaète Jean-Le-Blanc, Le Cailar, mars 2025
Rapace diurne, le Circaète Jean-le-Blanc a un régime alimentaire exclusif : il se nourrit plus particulièrement de reptiles, surtout de serpents (le plus souvent de grandes couleuvres à collier ou d’Esculape).
Sa longévité est d’une vingtaine d’années (un circaète a été observé plus de 27 ans !).
Circaète Jean-Le-Blanc, Bollène, septembre 2024
Il a de grands yeux jaunes et sa queue possède trois bandes noires.
Migrateur, il passe l’hiver en Afrique Sahélienne, et arrive en France de fin février à fin mars. Il repart de fin juillet à début novembre.
L’aigle royal est un grand rapace diurne : environ 2m20 d’envergure pour les femelles et 5kg ! Les mâles sont un peu plus petits.
Il s’’installe le plus souvent dans des parois rocheuses inaccessibles mais aussi parfois dans de grands arbres.
Ses proies sont de préférence les lièvres et les lapins, mais les renardeaux ne sont pas rares et même de jeunes ongulés (mouflon et chevreuil). Il possède une très grande force que ce soit dans ses ailes ou dans ses serres. Sa vue est très performante.
Sa vitesse peut atteindre les 100 km/h et ses piqués sont particulièrement impressionnants !
Choucas des tours, Vauvert, décembre 2024Corbeau freux et Choucas des tours, Vauvert, décembre 2024Choucas des tours, Vauvert, juillet 2023Choucas des tours, Vauvert, mai 2023
De la famille des corvidés (comme les corbeaux), les Choucas des Tours sont noirs avec la nuque grise.
Remarquez leurs yeux ! Ils ont un incroyable iris bleu clair.
Leur bec est court et leur queue arrondie.
Les choucas forment des couples monogames et sont fidèles tout au long de leur vie. Ils nichent dans des cavités.
Grégaires, ils vivent en colonie et se déplacent souvent en groupe.
Au sol, ils marchent. Ce sont des oiseaux omnivores.
Facilement identifiable avec son long bec noir retroussé vers le haut caractéristique et son plumage blanc et noir, l’avocette élégante a les pattes grises.
avocette élégante à la recherche de nourriture, Pont de Gau, Les Saintes Maries de la Mer, décembre 2024Groupe d’avocette élégante, Pont de Gau, Les Saintes Maries de la Mer, décembre 2024
On la voit souvent balayant l’eau de son superbe bec, à la recherche de nourriture en surface. Elle se nourrit d’insectes, de crustacés, de vers, de mollusques.
avocette élégante, Pont de Gau, Les Saintes Maries de la Mer, décembre 2024
Migration
Elle est présente en France toute l’année mais ses effectifs sont plus nombreux de décembre à février.
avocette élégante, Pont de Gau, Les Saintes Maries de la Mer, décembre 2024
Reproduction de l’Avocette élégante
Elle pond à partir de mi-avril.
Avocette élégante, Pont de Gau, les Saintes-Maries de la Mer, avril 2023Avocette élégante, Le grau du Roi, janvier 2023Avocette élégante, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, novembre 2021Avocette élégante qui fait sa toilette, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, novembre 2021Avocette élégante, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, novembre 2021Avocette élégante, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, novembre 2021
Gobemouche noir, L’Espérou (Gard), août 2022Gobemouche noir, L’Espérou (Gard), août 2022Gobemouche noir, L’Espérou (Gard), août 2022
Gobemouche noir
Avec sa silhouette arrondie, ses pattes et son bec noirs, le gobemouche noir est un petit oiseau que l’on peut observer sur le territoire français. Bien qu’actif, il est assez discret. Il peut pratiquer le vol stationnaire afin d’attraper sa proie (insecte volant) en vol. C’est un oiseau insectivore.
Migrateur, il revient d’Afrique tropicale (sud du Sahara) au Printemps (avril) et repart entre août et début octobre. Il peut traverser le désert du Sahara d’une traite en volant jour et nuit !
Cavernicole, madame gobemouche noir va construire son nid au mois de mai dans des trous d’arbres, fissures, cavités… Les jeunes sortent du nid début juillet.
Avec son chant caractéristique “cou-cou” qui lui a donné son nom, le coucou est un oiseau plus grand qu’un moineau mais plus petit qu’un pigeon.
Coucou gris, Scamandre, mai 2022
Il se reconnait à son ventre rayé, ses pattes jaunes, son bec long et fin.
Coucou gris, Scamandre, mai 2022
Insectivore, il a une vue perçante et peut repérer un insecte à vingt mètres !
La femelle pond son œuf dans le nid d’une autre oiseau. A sa naissance, le bébé coucou jette les autres œufs du nid pour avoir toute la nourriture pour grandir.
Le canard souchet est reconnaissable grâce à son bec noir large et aplati à son extrémité.
Canard souchet mâle, marais du Vigueirat, février 2022
En hiver, avec son plumage nuptial, le mâle adulte est très coloré : vert, marron, blanc… Ses yeux sont d’un beau jaune vif.
Couple de canards souchet, marais du Vigueirat, février 2022
La femelle, marron, est reconnaissable également à son long bec large. Ses yeux sont de couleur marron.
Canard souchet femelle, marais du Vigueirat, février 2022Canard souchet, Les saintes Maries de la mer, décembre 2024Canard souchet, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, novembre 2021
Liens sur le canard souchet
Le site de l’Observatoire des migrateurs donne de précieuses indications pour l’identification : mâle, femelle, juvénile… cliquez ici
L’orite à longue queue est un tout petit passereau à la tête arrondie et doté d’une longue queue blanc/noir.
Orite à longue queue, Vauvert, réserve naturelle du Scamandre, décembre 2021orite à longue queue, Bollène, septembre 2024Orite à longue queue, marais du Vigueirat, février 2022
Photo prise de loin et très rapidement pour ne pas ennuyer ce joli petit oiseau en train de réparer/fabriquer son nid (mois de février) à côté de jeux pour enfants, un coin plutôt bien animé !
Bruant proyer, Vauvert, mars 2025Bruant proyer, Vauvert, mars 2015Bruant proyer, Vauvert, mars 2015Bruant proyer, Vauvert, mars 2025Bruant proyer, lac du Salagou, mai 2022
Le bruant proyer est un oiseau aux pattes orange avec un gros bec jaune à pointe sombre qui aime se percher pour chanter. Son plumage est plutôt terne, et très strié dessous.
Les milans sont des rapaces. En France j’observe souvent le milan royal et le milan noir (celui que je vois le plus fréquemment).
Le milan royal
Le milan royal est observable en France : notre pays abrite la 2e population hivernante et la 5e population nicheuse (chiffres connus en janvier 2021).
Milan royal, Le Cailar, mars 2025
Il vit dans des zones boisées éparses, des terres cultivées, champs, zones humides, forêts ouvertes.
C’est un oiseau diurne, charognard et grand consommateur de rongeurs et d’invertébrés.
On le reconnait à sa longue queue rousse triangulaire et profondément échancrée ainsi qu’aux tâches blanches sous les ailes (au niveau des poignets).
Milan noir, Le Ponant (Gard), mai 2023
Le milan noir
Milan noir, Vauvert, mai 2025Le choucas des tours poursuit un milan noir, Vauvert, mai 2023Choucas des tours qui poursuit un milan noir, Vauvert, mai 2023
Le milan noir est observable en France. Il est reconnaissable avec sa queue légèrement échancrée et sa coloration très sombre (loin dans le ciel il paraît noir mais en fait il est plutôt brun). Il a le bec jaune.
C’est un migrateur, il passe l’hiver en Afrique, il revient à partir de février-mars.
Milan noir, lac du Salagou, Lieussan, mai 2022Milan noir, Vauvert, 2021Milan noir, Vauvert (Gard), juin 2021Milan noir dans le ciel de Vauvert, Gard, 2021
A de nombreuses reprises et à différents endroits en France (notamment dans l’Allier et dans le Gard) j’ai pu observer des altercations entre le milan noir et des oiseaux de taille plus modeste comme le choucas des tours ou la corneille noire. Ces derniers font à chaque fois partir le rapace plus loin.
Milan noir, lac du Salagou, Lieussan, mai 2022
Différence milan noir et milan royal
Le dessous du milan noir est foncé alors que lorsqu’on observe un milan royal on voit de larges tâches blanches sous les ailes. La queue du milan royal est plus échancrée.
En vol, si on arrive à compter leurs doigts : le Milan noir en a 6 alors que le Milan royal en a 5.
Milan noir, Vauvert (Gard), juin 2021Milan noir, lac du Salagou, Lieussan, mai 2022
Liens utiles
Pour aider à la différenciation, un PDF à télécharger édité par le Parc du Haut Jura : cliquez ici
J’ai photographié mon premier coucou geai en avril 2022. Quel plaisir de l’observer !
Coucou geai, Vauvert (Gard), avril 2022
C’est un grand oiseau huppé avec une très longue queue, reconnaissable à sa couverture noire à points blancs.
Coucou geai, Vauvert (Gard), avril 2022
Un moment incroyable
J’ai pu l’observer à nouveau en 2023. Le coucou geai parasite le nid de la Pie bavarde. J’ai eu l’immense bonheur de voir le poussin élevé par sa mère pie.
Coucou geai juvénile nourrit par sa mère pie, Vauvert, juin 2023
Le juvénile a une base rousse aux rémiges primaires (voir photos ci-dessus et ci-dessous).
Coucou geai juvénile, Vauvert, juin 2023
Le coucou geai parasite les nids de corvidés (pies, corneilles, corbeaux…) : la femelle coucou geai pond un ou deux œufs dans le nid qu’elle a choisi comme cible et son ou ses jeunes seront élevés en même temps que le reste de la nichée.
Lors du nourrissage je n’ai vu qu’un seul coucou geai juvénile et pas de jeunes pies.
Coucou geai, Vauvert (Gard), avril 2022
Il revient d’Afrique en janvier-février. La ponte a lieu en mars.
Comme nourriture, il apprécie particulièrement les chenilles processionnaires.
Coucou geai, Vauvert (Gard), avril 2022
Le cri du coucou geai
Son cri est très reconnaissable. C’est grâce à lui que je me suis aperçue que l’oiseau était dans les parages. L’écouter sur le site chant-oiseaux.
En savoir plus
Lien vers la description de l’espèce sur le site du Groupe Ornithologique du Roussillon, cliquez ici.
C’est un grand échassier avec un plumage à dominance grise, un cou blanc et une poitrine tachetée de noir. Sa tête est blanche avec des lignes noires s’étirant de l’œil à l’arrière du cou. Son bec est long et ses pattes sont jaunes. Les jeunes sont plus ternes, avec les motifs de la tête moins visibles.
Pouponnière de cigognes et hérons, Gruissan, juin 2025Héron cendré avançant de face, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, décembre 2024Héron cendré de profil, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, décembre 2024Héron cendré qui fait sa toilette, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, décembre 2024Héron cendré, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, décembre 2024Héron cendré, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, décembre 2024Héron cendré qui fait sa toilette, Pont de Gau, Les Saintes-Maries de la Mer, décembre 2024Héron cendré dans la roubine, Gallician, Vauvert, décembre 2024Héron cendré, Saintes-Maries-de-la-Mer, Pont de Gau, avril 2023Héron cendré sur barrière, Pont de Gau, novembre 2021Héron cendré dressé sur un arbre, Pont de Gau, novembre 2021Héron cendré près de l’eau, Pont de Gau, 2018Héron cendré de profil, Pont de Gau, novembre 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré en vol, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré sur fond de roseaux, Pont de Gau, novembre 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré, Pont de Gau, Saintes-Maries de la mer, 2021Héron cendré venant d’attraper son repas, La grande Motte, mai 2021Héron cendré avalant son repas, La grande Motte, mai 2021Héron cendré en vol, réserve naturelle du Scamandre, Vauvert (Gard), décembre 2019Héron cendré qui se pose dans le marais au milieu de flamants roses, Petite Camargue, octobre 2019Héron cendré, parc ornithologique Pont de Gau, février 2018Héron cendré, Pont de Gau (13), mars 2019Héron cendré à la recherche de nourriture, parc ornithologique Pont de Gau (Saintes-Maries-de-la-mer), mars 2019
Grand échassier solitaire, le héron cendré est plutôt timide et reste à bonne distance.
Héron cendré, Pont de Gau (13), mars 2019 Héron cendré, Pont de Gau, février 2018
Héron cendré, centre ornithologique de Pont de Gau, février 2018
Héron cendré, centre ornithologique de Pont de Gau, février 2018
Colonie
Ces grands oiseaux nichent au sommet des arbres, en colonie, dans ce qu’on appelle des héronnières.
Accouplement des hérons cendrés, centre ornithologique de Pont de Gau, février 2018
Nourriture
Ils mangent le plus souvent des poissons et batraciens.
Héron cendré, réserve naturelle du Scamandre, avril 2018
Nos observations du Héron cendré à l’état sauvage
Nous en voyons régulièrement en Camargue, dans notre belle région de Petite Camargue (près des marais ou des étangs vers la tour Carbonnière, au centre du Scamandre…). Nous en avons également observés en Bourgogne, le long de l’Yonne… et dans d’autres départements.
Envol d’un héron cendré, réserve naturelle du Scamandre, avril 2018Héron cendré, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, avril 2018
Tourterelles turques, centre de découverte du Scamandre, Vauvert, décembre 2024Arbre aux Tourterelles Turques, Vauvert, décembre 2024Tourterelle Turque, Vauvert, octobre 2024Tourterelle turque sur une branche avec la lune, Vauvert, mai 2023
La tourterelle a une physionomie ressemblant au pigeon mais en plus fin : tête et pattes sont plus petites.
Tourterelles turques, Vauvert, 2021
Le saviez-vous ?
La tourterelle turque que l’on peut voir très facilement dans nos zones urbanisées était complètement absente de France avant les années 1950 !
Tourterelle turque en contre-jour, Vauvert, mars 2023
Liens utiles
Pour lire le bel article sur la tourterelle turque de Quel est cet animal ? Cliquez ici.
Le chant de la tourterelle turque sur chant-oiseaux : cliquez ici.
L’excellente vidéo de Salamandre.org pour reconnaître les chants de colombidés : cliquez ici.
Quelle bonne surprise lors d’une belle matinée du mois de mai ! Un huîtrier pie… près de chez moi sur le littoral méditerranéen.
Huîtrier pie, Gard, mai 2023
Comment reconnaître l’Huîtrier pie ?
L’huîtrier pie est un oiseau au plumage noir et blanc avec un long bec droit de couleur orange-rouge. Ses pattes sont roses.
En hiver (hors période nuptiale), il porte un collier blanc. Les jeunes non reproducteurs ont aussi ce collier blanc.
Huîtrier pie, La Grande Motte, mai 2021
Nourriture
Il tire son nom de sa nourriture de prédilection : les huîtres ! Il apprécie aussi les autres fruits de mer (moules, coques…). Il brise les coquilles de son bec dur.
Huîtrier pie, La Grande Motte, mai 2021
Un couple uni pour la vie
La période de reproduction commence vers le mois de mars. Le couple est uni pour la vie. Le nid est constitué d’une simple cuvette au sol garnie de brindille. La femelle pond 3 œufs.
Huîtrier pie en vol, La Grande Motte, mai 2021
Liens
L’article très détaillé du site oiseaux.net : cliquez ici
Le chant de l’huîtrier pie sur l’excellent site chant-oiseaux.fr : cliquez ici
Le vanneau huppé porte une longue huppe noire effilée caractéristique.
Vus d’en bas lorsqu’ils volent ils semblent noir et blanc.
Vol de vanneaux huppés, Vauvert, février 2023Vol de vanneaux huppés, marais du Vigueirat, février 2022Vanneau huppé, Le Pal (Allier), juillet 2019Vanneau huppé, Le Pal (Allier), juillet 2019
Observable à l’état sauvage en France, il y hiverne.
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